Rendez-vous compte, les ordinateurs sont là pour nous aider depuis les années 90. A partir de l’an 2000, ils nous ont permis d’accéder directement à l’information et de communiquer plus facilement. Dix ans plus tard, nous assistions à la multiplication des écrans. En 2015, c’est l’avènement d’un nouvel ordre digital. Nous voici en 2017, année de l’intelligence artificielle. Celle-ci se concrétise le plus souvent à travers les robots, couramment appelés: « bots ». 

Le jour où mon robot m’aimera

A ce jour, quelques défis ralentissent encore la prolifération des robots: faible utilisation des assistants vocaux (ex: Siri, l’assistant personnel intelligent d’Apple), compréhension difficile du contexte, services limités. A court terme, la forme la plus répandue sera les chatbots. Ces compagnons virtuels  seront disponibles à toute heure et pourront anticiper nos besoins et y répondre instantanément.

Les amis de mes amis sont mes amis

Dans le train, j’assistais dernièrement à une conversation entre une mère et deux adolescents. Le sujet de discussion: les amis Facebook. Le débat tournait autour de la notion d’« ami imaginaire ». L’adolescente et son frère défendaient l’idée que certains de leurs amis Facebook, qu’ils n’avaient jamais côtoyés dans la vie réelle, étaient des amis imaginaires. La mère corrigeait leur perception, évoquant la notion d’amis virtuels, plutôt qu’imaginaires.

Sont -ils mêmes amis? Je partage leur point de vue sur le fait que les nouvelles technologies changent nos relations aux autres et nous invitent à réfléchir à l’imaginaire au réel/virtuel impactant nos rêves/cauchemars.

Qui a raison?

Virtuel = Susceptible d’exister mais qui reste sans effet dans le présent ; potentiel (Source: http://linternaute.com).

Imaginaire = Qui n’existe que dans l’imagination, qui n’a pas de réalité (Source: http://linternaute.com).

Tentative d’explication avec @phisab qui nous propose cette grille de lecture:

Intelligence Artificielle

Vers l’empathie artificielle

Pour rester dans le thème de ce post, voici un extrait du dernier livre que j’ai lu dans le train: « Le jour où mon robot m’aimera » de @SergeTisseron.

« Tout d’abord, il va devenir nécessaire de penser autrement notre rapport aux objets: accepter que nous puissions les aimer et les désirer, peut-être même jusqu’à la passion amoureuse, et en même temps prendre en compte qu’ils puissent être autant de mouchards reliés à des tiers. Nous devrons renoncer à penser en termes de « ou bien, ou bien » et accepter qu’ils puissent être à la fois la cause de grands avantages et de grands dangers, de façon à choisir, chaque fois, en comparant les uns et les autres.

Parallèlement, il sera essentiel de développer dès le plus jeune âge le goût du débat et de la controverse afin de familiariser nos enfants avec la multitude des choix possibles dans chaque situation, et d’éviter que les logiciels conçus par quelques-uns ne finissent par imposer à tous une représentation univoque du monde.

Mais surtout, l’éducation devra apprendre à considérer les robots tout ensemble comme des objets technologiques perfectionnés, des créatures possiblement douées d’une forme de conscience – même si celle-ci n’a rien de commun avec la nôtre -, et comme des images porteuses de toutes les confusions possibles. Les robots seront en effet à la fois et inséparablement un alter ego, un simple objet et une image. Et la meilleure manière de préparer les nouvelles générations à une pensée si complexe sera probablement de les inviter à en construire eux-mêmes le plus précocement possible. Si l’apprentissage du langage de la programmation est un élément majeur sur la voie de comprendre ce qu’on appelle bien improprement l’« intelligence artificielle », il n’est pas suffisant à lui seul pour écarter tous les pièges que les robots pourront susciter. La fabrication d’objets-robots conçus à ‘image de figures que l’enfant désire animer est un autre volet de cet indispensable travail de prévention. »


A méditer en 2017!