A la question de savoir qui sera le prochain à se faire « uberiser », certains n’hésitent pas à épingler votre banque. De nombreuses opportunités découlent de la blockchain, des Financial Technologies (ou FinTech), du crowdfunding,… Il y a quelques mois, Android Pay débarquait en Belgique. Aux Etats-Unis, 30% des paiements chez Starbucks sont déjà réalisés via des applications mobiles.  Le Challenge? L’intégration des expériences offline et online.

Digital first = Customer first

Dans un Apple store, le vendeur vous appelle par votre prénom car il vous reconnaît lors du paiement via votre carte de crédit, ka-ching! En effet, dans la plupart des cas, Apple possède déjà vos coordonnées bancaires via vos achats en ligne. Pour les mêmes raisons, vous pouvez recevoir directement une copie par mail de votre facture. Le consommateur fait d’ailleurs de moins en moins la différence entre les canaux de vente.


Showrooming

Les consommateurs qui se rendent dans les points de vente et les magasins uniquement pour poser leurs questions ou faire des essayages avant de rentrer chez eux pour faire leurs achats en ligne font du « showrooming », ka-ching! On parle aussi d’écosystème digital pour décrire l’ensemble des points de contact avec un client.

Big data ? Non, big relevance

44% des consommateurs partagent volontiers des informations personnelles si cela contribue à améliorer leur « expérience client ». Ces données permettent de personnaliser les produits, les services et la communication. Les nouvelles applications bancaires permettent aux clients de mieux analyser leurs dépenses. Les banques et les compagnies d’assurance disposent déjà d’énormément d’informations pour connaître leurs clients et anticiper leurs actions.

Plus besoin des banques

La plupart d’entre nous réalisent leurs transactions bancaires en ligne, ka-ching! Le self-service répond mieux aux exigences du client: vitesse, disponibilité, efficacité et permet une réduction des coûts pour les banques. La majorité des transactions passent par l’échange de monnaie fiduciaire (pièces, billets) ou scripturale (virement de compte à compte, via cartes ou chèques), ce qui sous-entend l’intervention d’une institution centralisée (banque).

Il est aujourd’hui possible d’acheter sans devoir recourir à un échange de monnaie fiduciaire ou scripturale en utilisant les cryptomonnaies, ka-ching! Il s’agit de monnaies électroniques qui sont émises et circulent sur un réseau informatique pair à pair. Les monnaies virtuelles les plus connues, Bitcoin et Ethereum, s’appuient sur la technologie blockchain.

Signaux faibles

Le paiement via Android Pay (Google), l’utilisation de Twitter comme SAV, la vente en ligne via LinkedIn, l’ouverture de comptes via Facebook, ce n’est pas de la science fiction. Il y a 15 ans, réaliser ses paiements en ligne était encore une utopie pour la majorité d’entre nous. Alors que certains n’hésitent pas à parler d’uberisation du secteur bancaire, les nouvelles générations refuseront bientôt que payer leur coûte de l’argent.

Sources: